Le président de l’Association Camerounaise des Arbitres de Football – branche du Littoral – dénonce le malaise que vivent les arbitres camerounais sous le mandat de Samuel Eto’o.

Candidat à la présidence de la Fédération Camerounaise de Football pour l’élection du 29 novembre, Simon Ngoon Mbeleck, actuel président de l’Association Camerounaise des Arbitres de Football (ACAF) pour la région du Littoral, dresse un constat inquiétant sur la gestion du football camerounais, et plus particulièrement celle des arbitres. Comparant l’ère d’Iya Mohamed à celle de Samuel Eto’o, il estime que l’organisation précédente était bien meilleure que celle du comité exécutif actuel.
Dans un entretien accordé à Lebledparle Sport, il déclare :
« Les arbitres sont gérés de manière chaotique. Nous ne savons pas comment se déroule leur formation au niveau élite. Les stages sont devenus mystifiés et, depuis l’arrivée de cet exécutif, les arbitres n’ont jamais bénéficié de stages de qualité, notamment sur le plan logistique. À l’époque d’Iya Mohamed et de ses prédécesseurs, les arbitres logeaient dans des hôtels de qualité, disposaient d’équipements et bénéficiaient même de trois repas par jour. Aujourd’hui, cet exécutif ne leur offre aucune chance de goûter à la vie de l’élite. On vous regroupe à Mbankomo, mais il faut apporter vos propres seaux d’eau et draps, aucun repas n’est prévu, et vous devez parcourir près de 2 kilomètres pour chercher quelque chose à manger, à vos frais. »
« Vous comprenez que la grève est en partie la conséquence de cette situation. Nous avons alerté la fédération à plusieurs reprises et, à un moment, dans la région du Littoral, j’ai même suspendu le championnat pour exiger le paiement des émoluments des arbitres, mais j’ai été menacé par l’instance faîtière. Nous avons tenu bon et la fédération a fini par s’exécuter.
Quand nous avons réclamé les 350 millions versés par le SGPR, ce n’était pas à la légère. Jamais nous n’avons été inflexibles ; nous avons toujours cherché à dialoguer avec la fédération, mais celle-ci a refusé. Ce sont donc nos revendications, légitimes et légales, qui ont conduit la fédération à nous écarter et à créer un groupuscule, l’ACAAF, qui n’a aucune consistance juridique. »


